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Cinquante numéros de PLR dans leur contexte Unités de recherche |
Le numéro de Septembre 2006 de Pour la recherche, bulletin publié par la Fédération Française de Psychiatrie, porte le numéro cinquante. La FFP a été constituée, à l’instigation du directeur général de l’INSERM d’alors, Philipe Lazar, et des pouvoirs publics pour avoir un interlocuteur et éventuellement un partenaire unique en ce qui concerne la recherche clinique, celle visant à apporter des bénéfices immédiats aux malades, dans le domaine de la psychiatrie.
Cette recherche est peu développée en France malgré la richesse de son patrimoine scientifique dans la connaissance de la psychopathologie alors que le nombre de malades souffrant de troubles psychiques ou neuropsychiques de toute nature aux différents âges de la vie, enfance, adolescence, vieillesse, est de loin le plus élevé de ceux de toutes les pathologies. La pathologie mentale est d’ailleurs souvent associée chez le même individu à des pathologies somatiques de gravité variable, ce qui soulève des questions essentielles, tant pratiques que théoriques.
Il a paru opportun au comité de rédaction de Pour la recherche de présenter dans ce numéro, en raison de la portée symbolique du nombre cinquante, qui ne signifie cependant pas que nous fêtions un quinquagénaire, un panorama chronologique des thèmes traités dans les quarante-neuf premiers numéros en les mettant en parallèle avec d’autres manifestations comme les colloques Inserm - FFP, les différentes Conférences de Consensus régulièrement organisées depuis 1994 avec l’ANAES sur des sujets très divers. Ces Conférences de Consensus ont donné lieu à des publications de référence et, le texte des recommandations formulées à leur issue est paru dans Pour la Recherche. Plus récemment la FFP a été associée aux Auditions Publiques sur des questions de santé mentale organisées ces dernières années par la Haute Autorité de Santé.
Les rédacteurs de ce numéro cinquante ont aussi signalé les manifestations internationales organisées pendant cette période par la FFP notamment le Congrès du Jubilé de l’Association Mondiale de Psychiatrie à Paris en l’an 2000 ou auxquelles elle a été associée. Au cours de ce congrès a été fait le bilan de l’état de la recherche en psychiatrie à travers le monde, qui a confirmé son développement inégal selon les pays, la France n’occupant pas une place comparable à celle des autres pays développés qui disposent d’Instituts de recherche en psychiatrie autonomes (Allemagne, Etats- Unis, Angleterre).
Enfin, figurent aussi dans ce panorama chronologique les évènements politiques qui ont eu lieu depuis lors et dont Pour la recherche s’est fait l’écho : rapports sur la politique de santé mentale demandés par les ministres de la Santé successifs (Rapport Massé, Cléry-Melin-Kovess-Pascal, « discours » sur la politique de santé mentale que ces ministres voulaient mettre en place, « plans » de ces mêmes ministres, enfin dispositions législatives ou réglementaires qui ont éventuellement suivi ces discours. Les rédacteurs ont aussi noté les dates auxquelles sont apparues des nouveautés dans différents domaines scientifiques, psychopharmacologie, génétique, immunologie, neurosciences, etc… qui ont pu avoir un impact direct sur les pratiques thérapeutiques ou dont on peut espérer qu’elles l’auront à terme dans un délai difficile à prévoir.
![]() Cinquante numéros de PLR dans leur contexte |
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Légende des événements :
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... 1994 |
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| 1. La FFP et la recherche 2. Accès et formations à la recherche 3. Méthodes et publications en recherche clinique |
... 1995 |
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| 4. Linguistique et psychiatrie 5. Tableau de la recherche psychiatrique en France 6. Revues françaises de psychiatrie et recherche (1) 7. Revues françaises de psychiatrie et recherche (2)
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... 1996 |
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| 8. Internet et les autoroutes de l’information - 9. Interactions précoces 10. Santé mentale et environnement 11. Phénoménologie et recherche |
... 1997 |
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| 12. Psychiatrie biologique et recherche 13. Quatrième Journée d’Interface FFP-Inserm 14. Économie et santé mentale 15. Recherche et partenaires
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... 1998 |
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| 16. Le cas unique 17. Anthropologie médicale et psychiatrie 18. Presse scientifique et psychiatrie 19. Recherche en psychiatrie |
... 1999 |
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| 20. Santé mentale : état des lieux 21. Apports méthodologiques des sciences humaines 22. Qualité de vie en santé publique 23. La formation continue en psychiatrie
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... 2000 |
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- APA : congrès annuel « The doctor-patient relationship ». | 24. Les classifications 25. Évaluation des psychothérapies 26. Place et enjeux de la recherche dans nos pratiques 27. Texte des recommandations de la conférence de consensus : |
... 2001 |
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- APA : congrès annuel « Mind meets brain » | 28. La recherche dans les équipes 29. Hommage à Serge Lebovici 30. Recherche en psychanalyse 31. Texte des recommandations de la conférence de consensus : |
... 2002 |
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| 32. Recherche en psychopharmacologie 33. Recherche qualitative 34. Facteurs de risque et vulnérabilité 35. Numéro à thèmes multiples |
... 2003 |
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| 36. Texte des recommandations de la conférence de consensus : 37. Compte rendu du 3ème symposium international Internet et psychiatrie 38. La place des DIM dans la recherche en psychiatrie 39. Texte des recommandations de la conférence de consensus :
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... 2004 |
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- APA : congrès annuel « Psychotherapy and psychopharmacology. Dissolving the Mind-Brain Barrier ». | 40. Parcours d’un chercheur en santé mentale à l’Inserm 41. EBM ou Médecine factuelle 42. Méthodes qualitatives en recherche en santé et en psychiatrie 43. Hommage à Georges Lantéri-Laura |
... 2005 |
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- APA : congrès annuel « Psychosomatic medicine ». | 44. Outils actuels de recherche sur les psychothérapies 45. Économie de la santé en psychiatrie en 2005 (1) 46. Économie de la santé en psychiatrie en 2005 (2) 47. Entretien avec Jacques Barber |
... 2006 |
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- APA : congrès annuel « From science to public policy » |
48. Psychothérapie et pharmacothérapie |
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Unités et équipes de recherche en psychiatrie Jean-Michel Thurin |
INSERM
U666. Physiopathologie clinique de la schizophrénie.
Dir. JM Danion ; resp. A Giersch. u405@alsace.u-strasbg.fr
L’objectif général de cette unité est l’étude de la physiopathologie de la schizophrénie. Au-delà de leur diversité clinique et étiologique, les différentes formes de schizophrénie se caractérisent toutes par une désintégration psychique. Le projet repose sur l’hypothèse selon laquelle cette désintégration psychique s’expliquerait au niveau physiopathologique par une perturbation de la connectivité cérébrale, notamment cortico-corticale. Un des objectifs est de construire une représentation physiopathologique intégrée de la schizophrénie prenant en compte à la fois l’origine développementale de la maladie et l’existence d’un dysfonctionnement des systèmes dopaminergiques striataux et des systèmes thalamo-corticaux.
ERM205 (Inserm – CEA). Imagerie cérébrale en psychiatrie
Dir. JL Martinot. jlmartinot@cea.fr
Les objectifs généraux de cette unité sont d’étudier : (1) La caractérisation d’affections psychiatriques développementales (autisme versus autres syndromes neurodéveloppementaux de l’enfant) et les spécificités anatomiques et fonctionnelles dans les troubles bipolaires et schizophréniques. (2) La neuroimagerie de thérapeutiques psychiatriques. (3) Le développement de méthodologies spécifiques : adaptation de tests cognitifs, méthodes informatiques d’analyse de la morphologie cérébrale, imagerie anténatale.
Les résultats obtenus mettent en évidence des altérations du cerveau dans les régions temporales (autisme et schizophrénie) et médiofrontales (schizophrénie et dépressions résistantes). Surtout, les anomalies fonctionnelles se doublent d’anomalies morphométriques, dans ces trois pathologies. Ce dernier point étaye l’hypothèse d’un facteur neuro-dévelopemental dans chacune de ces affections.
U796. Physiopathologie des maladies psychiatriques : développement et vulnérabilité.
Dir. MO Krebs. krebs@broca.inserm.fr
L’objectif général de cette unité est d’étudier pourquoi et comment un sujet passe d’une prédisposition à une maladie psychiatrique avérée et de rechercher des moyens d’interventions susceptibles de modifier cette évolution. Alors que les anomalies du développement constituent une origine probable de « vulnérabilité », les mécanismes (moins connus) sous-tendant la transition vulnérabilité-maladie supposent une perturbation des processus de plasticité neuronale. L’une des hypothèses centrales des projets en cours est que les facteurs influençant le développement, participent également à la capacité de résilience. Seront étudiés plus particulièrement les réseaux du cortex préfrontal (hippocampe, amygdale) et les marqueurs en rapport avec la transmission glutamatergique, dopaminergique et cannabinoïde, ainsi que les facteurs protéiques jouant un rôle dans la plasticité. Ces études seront menées de façon intégrée chez l’homme et chez l’animal.
U614. Déterminisme génétique de la schizophrénie.
Dir. T Frebourg ; resp. F Thibaut et M Petit. Frebourg@chu-rouen.fr
L’objectif général de cette équipe de recherche, animée par le Dr Campion, est d’identifier des facteurs génétiques impliqués dans la physiopathologie de la schizophrénie. Dans cette perspective, deux stratégies de recherche sont utilisées : (1) l’identification d’endophénotypes et l’étude de leur déterminisme génétique (marqueurs neuropsychologiques, biochimiques ou électrophysiologiques, stables dans le temps, associés à la maladie et transmis en même temps que celle-ci) ; (2) la recherche de gènes candidats à partir de malformations chromosomiques connues pour être associées à une prévalence accrue de troubles psychiatriques.
U513. Psychiatrie et neurobiologie.
Dir. B Giros ; resp. M. Leboyer. U513@im3.inserm.fr
La thématique principale de ce projet de neuroscience comprend deux axes directeurs : (1) La neurobiologie moléculaire. (2) La psychiatrie génétique et épidémiologique. À l’interface de ces deux disciplines, ont été également mis en place des modèles animaux permettant l’étude des comportements. Le projet repose d’une part, sur l’utilisation des méthodes de génétique classiques, méthodes traditionnelles de neurobiologie moléculaire et de génétique épidémiologique et d’autre part, sur le développement de nouvelles approches. L’ensemble des démarches utilisées par les cinq groupes de l’U-513 a pour objectif de découvrir des gènes impliqués dans la physiopathologie des maladies psychiatriques.
U588. Physiopathologie de la toxicomanie.
Dir. PV Piazza. u588@bordeaux.inserm.fr
L’objectif général de cette unité, crée en 2003, est de développer des modèles animaux permettant de répondre à des questions de la psychiatrie difficiles à d’aborder par des recherches chez l’homme. Plus particulièrement elle s’est intéressée aux domaines de la toxicomanie, du vieillissement de la capacité cognitive et du stress. Dans le domaine de la toxicomanie, les études menées ont démontré qu’il existe une vulnérabilité individuelle aux drogues et que cette vulnérabilité est probablement déterminée par une dérégulation de l’activité des hormones glucocorticoïdes et de leur récepteur de type II. Dans le domaine du stress, cette unité a pu montrer que les expériences de vie peuvent rendre un sujet vulnérable aux drogues et à l’apparition de déficits cognitifs liés au vieillissement, et ceci même dans des périodes très précoces de la vie comme dans le cas du stress prénatal. Dans ce contexte, elle a pu éclairer tout particulièrement le rôle de la neurogenèse hippocampique. Enfin, elle a pu montrer que les expériences de vie sont capables de modifier profondément une vulnérabilité ou une résistance génétique. Ses recherches actuelles sont orientées vers une étude à grande échelle du transcriptome dans ces modèles de comportement pathologique.
U 675. Analyse phénotypique, développementale et génétique des comportements addictifs.
Dir. Ph Gorwood. secretariat.gorwood@lmr.aphp.fr
L’objectif général de cette unité est d’étudier les facteurs prédictifs et/ou de vulnérabilité aux comportements addictifs. Les addictions s’établissent au sens large, incluant la dépendance à l’alcool essentiellement, mais aussi au cannabis, à l’héroïne et aux autres substances ayant un potentiel de dépendance. De plus, les « addictions sans drogue », tels que le jeu pathologique et certaines dimensions de troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale), font aussi partie des pathologies étudiées.
Les approches utilisées sont triples : (1) Phénotypique, à la recherche de déterminants cliniques simples et communs aux différentes addictions. (2) Développementale, en se polarisant sur l’hyperactivité avec déficit de l’attention, qui a la particularité de toucher l‘enfant jeune (avant toute consommation) et d’être un facteur de risque considérable pour les addictions ultérieurement. (3) Génétique.
U619. Autisme et troubles du développement : psychopathologie, physiopathologie et thérapeutique.
Dir. D Guilloteau ; resp. C Barthelemy et F Bonet-Brilhault
L’objectif général de cette unité est de préciser les relations qui existent dans l’autisme infantile entre les anomalies comportementales et cognitives et les dysfonctionnements neuronaux sous-jacents, à partir de méthodes originales d’imagerie anatomo-fonctionnelle et en favorisant au maximum les explorations non-invasives. Les études neuropsychologiques permettent l’analyse détaillée et dynamique des différents tableaux syndromiques à l’aide d’instruments d’évaluation clinique validés par l’équipe.L’identification des marqueurs neurophysiologiques est effectuée à partir des processus de la perception visuelle, de l’intégration auditive et de la sensibilité au changement, par la mise en œuvre de paradigmes spécifiques pour l’exploration électrophysiologique (EEG et potentiels évoqués) et l’imagerie cérébrale (IRMf). La définition de profils biocliniques et de sous-groupes homogènes de patients permet l’élaboration de stratégies rééducatives et thérapeutiques spécifiques.
Ces recherches sont menées par une équipe pluridisciplinaire de cliniciens et de chercheurs neurophysiologistes du développement implantée dans un service hospitalo-universitaire spécialisé dans les explorations et la prise en charge de l’autisme.
U669. Troubles du comportement alimentaire de l’adolescent.
Dir. B Falissard. falissard_b@wanadoo.fr
L’unité de recherche Inserm U 669 (PSIGIAM) est consacrée à la santé mentale des adolescents, avec un pôle centré sur les troubles alimentaires. Puisque les adolescents sont à un tournant entre l’enfance et l’âge adulte, la recherche ne se limite pas à cette parenthèse simple d’âge : les enfants ou les jeunes adultes sont également inclus comme domaine d’intérêt. Les travaux sont fondamentalement de nature épidémiologique ou clinique, avec un intérêt particulier sur l’évaluation de traitements et les méthodologies innovatrices.
U ERI 0015 : Financement mixte : Région et Inserm (1/2-1/2) : Esprit.
Dir. MC Hardy-Baylé. MCHardyBayle@ch-versailles.fr
L’objectif général de cette unité, créée en 2005, est l’exploration neurocognitive des troubles de la communication chez des sujets schizophrènes. Les capacités cognitives évaluées, au plan expérimental et en neuroimagerie fonctionnelle, sont les traitements contextuels d’une part et certaines capacités définies dans le cadre théorique de la cognition sociale (attribution intentionnelle et empathie) d’autre part. Par ailleurs, les applications : cliniques (évaluation des troubles de la communication spécifiquement schizophréniques) et thérapeutiques (technique de remédiation cognitive) sont largement développées. Enfin, confrontée à la question de l’application thérapeutique des données de la recherche, l’équipe développe un axe d’études sur la définition et l’évaluation des pratiques de soins en psychiatrie et la juste place des différentes innovations thérapeutiques dans l’arsenal thérapeutique en psychiatrie.
E361. Pathologies du système nerveux : recherche épidémiologique et clinique. Unité mixte avec l’Université de Montpellier et l’Institut de Psychiatrie, King’s College, Londres.
Dir. K Ritchie. ritchie@montp.inserm.fr
L’unité développe des modèles étiologiques des pathologies neurologiques et psychiatriques. La combinaison des méthodes utilisées en épidémiologie et en recherche clinique permet de caractériser les facteurs de risque biologiques et environnementaux de pathologies telles que la démence, les troubles du sommeil, la dépression, le comportement suicidaire, l’anxiété ou l’état de stress post traumatique. Un autre axe de recherche concerne l’évaluation des services en santé mentale. Le groupe collabore avec l’OMS et participe à plusieurs projets de recherche européens.
CNRS
UMR 7593 : Vulnérabilité, adaptation et psychopathologie. Dir. R Jouvent
Les principaux sous-thèmes de travail de cette unité sont : Anxiété, Stress et Adaptation ; Approche clinico-expérimentale des régulations émotionnelles ; Neurobiologie intégrative et génétique des comportements ; Bases neuro-cognitives des émotions ; Développement et psychopathologie ; Dynamique temporelle de l’adaptation.
Équipes
UMR 6194. CNRS/CEA/Universités Caen et Paris V.
Dir. S Dollfus
Cette équipe a pour thématique générale de recherche les « Dysfonctionnements cognitifs des schizophrénies ». Ses travaux concernent le syndrome déficitaire de la schizophrénie, la compréhension du langage et la cognition sociale chez le patient schizophrène.
Institut des Sciences Cognitives. CNRS-Univ. Lyon I.
Dir. N Georgieff et N Franck.
Cette équipe, dont l’intitulé est actuellement « Psychopathologie de l’intention », mais pourrait devenir « Approche neurocognitive des troubles psychotiques » travaille sur la compréhension des mécanismes cognitifs sous-tendant les symptômes de la schizophrénie ou des mécanismes cognitifs impliqués dans l’autisme. En ce qui concerne la schizophrénie, les thématiques comprennent en particulier l’étude des symptômes positifs et de la désorganisation, en lien respectivement avec des mécanismes tels que l’attribution des actions ou les fonctions exécutives. Les paradigmes utilisés sont ceux de la psychologie expérimentale et de la neuroimagerie fonctionnelle (IRMf ou TEP).
FRE 2726. Neurosciences fonctionnelles et pathologies (Lille et Amiens).
Animé par P Thomas et G Noas
Ce laboratoire associe trois spécialités médicales du système nerveux : ophtalmologie, neurologie - neuropédiatrie et psychiatrie. Orienté par le thème général « Vision et Attention », il développe des thématiques qui concernent : les bases neurales de la reconnaissance des objets, des visages et des scènes naturelles ; les corrélats neuronaux de la perception consciente, du traitement neurovisuel des émotions, de la perception et de l’orientation dans l’espace 3D, des relations entre perception visuelle et haptique, du contrôle attentionnel et exécutif, de la maturation neurologique du contrôle attentionnel et des processus d’inhibition.
Dans le département « Sciences sociales » CNRS/INSERM/ParisV. Le laboratoire CESAMES
Dir. A. Ehrenberg
Il a pour objet deux domaines en partie interdépendants : (1) les psychotropes (drogues illicites, médicaments psychotropes, alcool et autres substances psychoactives) ; (2) les pathologies mentales, dont les conduites addictives, ainsi que les disciplines les prenant en charge (psychologie, psychanalyse, psychiatrie, neurosciences) et la santé mentale en général, notamment d’un point de vue comparatif (ethnopsychiatrique). Ces domaines sont étudiés dans tous leurs aspects : usages, marchés, politiques publiques, institutions (médicales, psychiatriques, psychothérapeutiques, judiciaires, sociales, etc.).
Mises à jour
Différentes unités et équipes d’épidémiologie, de génétique et de neurobiologie participent par ailleurs à un degré divers, dans le cadre de leur activité générale, à la recherche en psychiatrie. Les compléments et mises à jour de recensement seront les bienvenues. Les adresser à Jean-Michel Thurin : jmthurin@internet-medical.com
La Fédération Française de Psychiatrie organise une Audition Publique sur le thème
« L’expertise psychiatrique pénale »
les 25 et 26 janvier 2007
Elle bénéficie du partenariat méthodologique de la Haute Autorité de santé et de son soutien financier
ainsi que de celui de la Direction Générale de la Santé.
Elle se tiendra Salle Laroque au Ministère de la Santé et des Solidarités
14, avenue Duquesne - 75007 Paris
Une trentaine d’experts issus de la psychiatrie, de la psychologie, de la justice et du droit pénal répondront aux cinq grandes questions suivantes :
I. Quelle est la place dans la procédure pénale de l’expertise psychiatrique pénale et quels en sont les enjeux ?
II. Quels sont les incidences, les problèmes et les débats actuels autour de la clinique expertale dans les différents temps judiciaires ?
III. Quelles doivent être les évolutions de la pratique de l’expertise psychiatrique pénale ?
IV. Quelles doivent être les règles éthiques et déontologiques dans la pratique de l’expertise
psychiatrique pénale ?
V. Comment développer la qualité expertale ?
Argument :
L’expertise psychiatrique pénale occupe historiquement une place spécifique dans le fonctionnement judiciaire français et elle subit de plein fouet les difficultés qu’il rencontre.
Eclairant classiquement le juge sur la responsabilité pénale, la punissabilité et la dangerosité psychiatrique des personnes dans le cadre des procédures judiciaires, l’expert a vu, dans les conditions d’exercice difficiles qui sont les siennes, un élargissement de ses missions à l’évaluation de la dangerosité criminologique et à l’examen des victimes.
L’abord des problématiques concernant la formation, le recrutement, les conditions et perspectives d’exercice, relève d’une implication partagée de la santé et de la justice. La question portant sur la responsabilité pénale des personnes présentant des troubles psychiatriques sera au centre des préoccupations.
Renseignements et inscriptions (places limitées) :
ffp@internet-medical.com ou par courrier à
Fédération Française de Psychiatrie - Hôpital Ste Anne - 1, rue Cabanis, 75014 PARIS -
tel 01 48 04 73 41 - fax 01 48 04 73 15
Textes disponibles sur http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/conf&rm/conf/expertise/programmeAP.html