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La formation initiale de Freud |
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1880. Freud suit lÕenseignement de Meynert
(clinique psychiatrique) neuro-anatomiste, auteur dÕun ouvrage de psychiatrie
basant la classification des troubles sur une base purement anatomique et de von
Brcke (physiologie) qui introduit lÕcole de Vienne la mdecine moderne de
laboratoire. |
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Von Brcke est lui-mme lÕlve de Helmholtz
pour lequel Ē seules des forces physico-chimiques sont lÕĻuvre dans
lÕorganisme Č |
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La neurologie clinique repose sur la mthode
anatomo-clinique : reconstituer
lÕorigine physique dÕun trouble, laquelle on nÕa pas accs directement,
partir de lÕinvestigation clinique et de sa description et la rfrer aux
lsions anatomiques constates dans des cas similaires. |
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Un certain nombre dÕaires localises
sont ainsi dcrites comme le support de fonctions (expression et
comprhension verbale, mouvement, reconnaissance dÕobjets, etc.) |
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LÕanalyse fonctionnelle, par Freud, des
aphasies le conduit la conclusion que ces facults |
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ont leur propre organisation interne ; |
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se dcomposent suivant la logique
fonctionnelle de leur propre construction interne, et non selon lois
structurales et disposition de l'anatomie crbrale ; |
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sont, dans leur essence, des processus
dynamiques ; |
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proviennent d'un jeu complexe de forces
entre des fonctions composantes plus lmentaires, qui sont constamment
restructurantes et re-adaptantes aux changements de circonstances ; |
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doivent tre considres comme des
processus -- les rsultantes dynamiques d'interactions entre les lments
statiques du systme nerveux ; |
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leurs corrlations physiologiques ne
peuvent donc jamais tre localises dans des centres anatomiques discrets. |
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Ē CÕest un rsultat inbranlable
de la recherche, que lÕactivit animique est lie la fonction du cerveau
comme nul organe. |
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On est men un peu plus loin - on ne
sait jusquÕo - par la dcouverte de lÕingalit de valeur des parties du
cerveau et de leur relation spcifique des parties du corps dtermines et
des activits dtermines de lÕesprit. |
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Mais tous les essais pour deviner,
partir de l, une localisation des processus animiques, toutes les tentatives
pour penser les reprsentations comme emmagasines dans les cellules
nerveuses, et pour faire voyager les excitations sur des fibres nerveuses,
ont radicalement chou. |
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Le mme destin attendrait une doctrine
qui prtendrait , par exemple, reconnatre le lieu anatomique du systme Cs,
de lÕactivit de lÕme consciente, dans lÕcorce crbrale, et placer les
processus inconscients dans les parties sub-corticales du cerveau. |
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Il y a l un vide bant dont le
comblement nÕest actuellement pas possible et ne relve dÕailleurs pas des
tches de la psychologie |
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Notre topique psychique nÕa,
provisoirement, rien voir avec lÕanatomie, elle est ne relation avec des
rgions de lÕappareil animique, o quÕelles puissent tre situes dans le
corps et non avec des localits anatomiques Č |
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Freud S. LÕinconscient, 1915, In Īuvres
compltes, Vol 13, pp 213-14 |
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Dans ses rapports aux neurosciences |
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Freud se sent moins li par le versant
anatomique de la neurologie aprs son passage la Salpetrire et sa
dcouverte dÕune mthode Ē clinico-descriptive Č qui a sa propre
cohrence. |
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Ses travaux Ē neurologiques Č
intgrent le conflit et ouvrent la dynamique fonctionnelle sans renoncer au
paralllisme psychophysiologique. |
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Maintenant le principe de ce
paralllisme, il labore, partir
de sa formation initiale et de la clinique un systme virtuel qui
trouvera ventuellement ultrieurement sa validation. |
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Les matre mots de ce modle sont :
processus dynamique mmoris, restructurations permanentes, non localisation. |
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LÕactivation du systme de mmoire
provient de deux sources, externe et interne |
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Source externe : stimulations
sensorielles |
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Sources internes |
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Pulsion (source continue) |
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Se manifeste partir dÕun effet de
seuil et devient continue dans certaines conditions dÕexcs |
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Ncessite une action spcifique pour
cesser |
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Ne peut trouver de rsolution chez le
nourrisson et ncessite une aide extrieure, c-a-d galement lÕattention de
lÕautre. Elle acquiert une fonction secondaire : celle de la comprhension
mutuelle. Ē LÕimpuissance originelle de lÕtre humain devient ainsi la
source premire de tous les motifs moraux Č*. |
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Rgulations lmentaires, expriences
biologiques fondamentales, expriences vcues : sentiments et affects |
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Une partie du systme prconscient
(Pc-Cs) |
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Ē le conscient (qualit
sensorielles + plaisir-dplaisir) reprsente la face subjective dÕune partie
des processus physiques se produisant dans le systme neuronal, nommment les
processus perceptifs Č [1] |
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La prise de conscience des processus de
pense dpend de leur association avec des Ē restes verbaux Č
(ractivs et re-prononcs lÕtat dÕbauche au cours de la pense)
Naissance de la psychanalyse [2] |
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Pour que soit confre une qualit aux
processus de pense, ceux-ci sont associs, chez lÕhomme aux souvenirs
verbaux, dont les restes qualitatifs sont suffisants pour attirer sur eux
lÕattention de la conscience, partir de quoi un nouvel investissement mobile se dirige sur la pense
[3] |
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Une ouverture mthodologique |
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approche par niveaux |
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Diffrentes disciplines peuvent aborder
un objet commun diffrents niveaux dÕapproche, molculaire, cellulaire,
physiologique, clinique, social |
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Les questions qui se posent sont celles
des articulations et des rapports entre un niveau et un autre |
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approche fonctionnelle des processus :
Luria*, Kandel |
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identifier les diffrents composants
qui contribuent, par interaction dynamique, la facult psychologique |
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dceler comment un lment particulier
(par exemple, lÕhypermotivit) peut, sans tre la cause initiale, tre la
source dÕun dysfonctionnement plus gnral. |
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Pour accder des niveaux plus
profonds, il est ncessaire de constituer une relation analytique dans une
configuration professionnelle fiable, dans laquelle il est possible de
travailler |
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possibilits dÕobjectivation : |
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imagerie mdicale ; sophistication des mthodes de recueil et dÕanalyse
des donnes cliniques |
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Une dmarche non isole É |
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On pourrait lui associer celles* de |
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Luria |
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Edelman, Damasio |
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Green, Widlcher É |
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Solms et le courant de
neuro-psychanalyse |
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Et dÕun ensemble de psychanalystes et
de chercheurs (Stern, Westen, Shevrin, Grobstein É) qui ont recherch plutt
des solutions dans le dialogue et lÕarticulation que le clivage |
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Deux ordres de questions se posent |
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La comparaison et la compatibilit des
modles |
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Celle dÕapports rciproques et de
travaux communs entre psychanalyse et neurosciences |
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Des points dÕarticulation (2) |
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DÕores et dj, diffrents travaux
(plasticit crbrale, mmoires procdurale et dclarative, priming,
interactions prcoces et ultrieures, conscience, mcanismes de dfense*,É)
montrent que les connaissances des neurosciences ne sÕopposent pas et mme
convergent avec le modle freudien du psychisme et celui de ses successeurs. |
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Un nouvel espace se situe dans le
dveloppement de la branche psycho-neuro-endocrinologique-immunologique des
neurosciences concernant les travaux sur le stress et le traumatisme et leurs
relations aux pathologies mentales et autres**. |
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Plasticit
neuronale et mmoire, comportement et interaction, mmoires, conditions et
fonctions, conscience |
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LÕenvironnement sÕexprime sur un mode
gntique |
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En particulier, l'efficacit des
synapses peut se modifier |
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les modulations du fonctionnement des
synapses sont essentielles pour l'apprentissage et la mmoire |
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La phosphorylation des protines dans
la synapse joue un rle important pour l'apparition d'une forme de mmoire
immdiate |
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La constitution d'une mmoire long
terme demande en plus une synthse de protines qui induisent, entre autres,
des modifications dans la forme et le fonctionnement de la synapse. |
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Les changements anatomiques dans le
cerveau se produisent tout au long de la vie ; ils modlent les capacits
pratiques et le caractre dÕun individu. |
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videmment, il nÕest pas possible
dÕidentifier point point le modle freudien du psychisme celui actuel des
neurosciences. |
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En revanche on peut dire quÕil lui est
structurellement compatible dans quatre registres au moins |
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mmoire connexionniste, |
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distribution fonctionnelle des facults
mentales, |
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niveaux dÕinconscient (lÕinconscient
dynamique nÕtant actuellement prouv exprimentalement), |
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distinction de la mmoire narrative
(reprsentations de mot et dÕobjet) de celle constitue des diffrents
lments, enchanements et logique des interactions, participant la
constitution des reprsentations de chose. |
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Le champ de la psychosomatique est
organis actuellement par le concept de stress |
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Ce concept, initialement identifi au
syndrome dÕadaptation, sÕest progressivement complexifi et prend en compte
les dimensions qualitatives, dÕhistoire et de spcificit individuelle et
inter-individuelle |
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Le stress est un processus dont un des
aspects tonnants est son
implication dÕun Ē module commun psychosomatique Č intgrant
la rponse des vnements aussi bien somatiques que psychologiques |
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Il se prte une analyse par niveaux
et par ples fonctionnels. |
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Le cerveau tient une double place :
organe intgrateur et support des fonctions mentales. Cette double fonction
se retrouve dans dÕautres organes comme la peau, lÕintestin, le cĻur, |
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Seuls seront abords ici |
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stress prinatal et dveloppement |
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consquences secondaires (dpression,
anxit, troubles somatiques priph.) |
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Le stress est un processus biologique |
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Il est engag par tout ce qui anime un
tre vivant ou le conduit se dfendre |
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vnements/situations
Ē psychiques Č |
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vnements/situations Ē somatiques
priphriques Č |
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Sa rponse utilise quatre grands
systmes |
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1) nerveux central; 2) nerveux
autonome; |
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3) neuroendocrinien; 4) immunitaire |
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Son objectif premier est lÕadaptation (Ē au
service de lÕinstinct de vie Č Freud) |
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Ē rponse non spcifique que donne
le corps toute demande qui lui est faite Č Ē dlimite en 3
temps Č Selye |
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Dpression (Harris et al 2000) |
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tude chez une population de femmes de
lÕinfluence dÕune lvation du taux de cortisol matinal sur la survenue dÕune
dpression majeure. |
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Des niveaux levs de cortisol
salivaire sont associs avec le dclenchement dÕune dpression en relation
avec dÕautres facteurs de vulnrabilit : faible estime de soi, interactions
ngatives persistantes avec un proche, dpression ou anxit sub clinique,
intervention dÕvnements de vie. |
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Cancer (Maunsell 1995) |
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224 femmes avec un diagnostic rcent de
cancer du sein. interroges pour savoir si elles avaient eu un confident avec
lequel elles avaient parl de leurs problmes personnels dans les 3 mois
suivant leur opration. |
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suivies durant 7 ans. Le pourcentage de
survie chez les femmes sans confident tait 56% et de 72% pour les femmes
avec au moins un confident. Les pourcentages de survivantes 7 ans
sÕaccroissaient suivant que les femmes rapportaient avoir respectivement 0, 1
ou 2 confidents. La variable Ē confident Č tait plus importante
que celle du choix entre deux procdures de traitement (16% versus 6%) |
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Sida (Leserman 1999) |
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Quatre-vingt deux hommes sropositifs
ont t suivis pendant 5 ans1/2. progression plus rapide vers le SIDA
associe avec davantage dÕvnements stressants, davantage de symptmes
dpressifs et moins de support social. Quand les trois variables sont analyses
ensemble, le stress et le soutien social restent significatifs. |
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A 5ans1/2, la probabilit dÕavoir le
SIDA est deux trois fois plus importante parmi ceux qui sont au dessus de
la moyenne pour le stress ou au dessous de la moyenne pour le soutien social
en comparaison avec ceux qui sont respectivement au dessous de la moyenne
pour le stress et au dessus pour le support social. |
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Le stress que constitue lÕabsence
(durable) de rponse un appel,
une sparation prcoce de lÕenfant de sa mre, une inscurit de base
produit une raction chez lÕenfant qui est emmagasine de faon primaire dans
le systme de la mmoire procdurale, le seul systme de mmoire bien
diffrenci quÕil possde prcocement dans sa vie ; |
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Cette inscription dans la mmoire
procdurale peut conduire un cycle dltre de changement (renforcement chronique de la raction de
stress) avec renforcement rciproque de vulnrabilit - interactions inadaptes
- psychopathologie. Celle-ci
va se traduire, aprs une longue
phase de troubles fonctionnels, par diffrentes pathologies jusquÕ dommages crbraux (notamment,
hippocampe) et extra-crbraux (notamment, ractions inflammatoires (hyper ou
hypo cort) |
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Ce processus de constitution dÕune
vulnrabilit conscutive au traumatisme dans le rapport la ralit (vulnrabilit
hors-conscience sensible aux indices associs au traumatisme) sÕexprime donc
diffrents niveaux de lÕorganisme et est un facteur de risque de
pathologies. |
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Une question majeure qui se pose est
lÕinterruption du cours naturel de ce cercle vicieux et son inversion en un
processus de rparation et de dveloppement. Deux facteurs semblent
ncessaires pour y contribuer : le rtablissement dÕune relation qui va se
situer pour partie dans des espaces dÕinteraction originaires, impliquant la
scurit de base ; la symbolisation de relations primaires participant de la
construction de lÕidentit. |
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Des changements structuraux de la
mmoire impliquent insight et perlaboration dans contextes diffrents. |
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La mmoire ne se rduit pas la
mmoire dclarative mais implique galement la mmoire procdurale. |
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Certaines situations (prototypes
dÕinteraction, ant. 2 ans, traumatismes non-penss, mcanismes de
dfense,É) en sont captives -> ncessaire processus de symbolisation |
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Certaines changements portant sur la
mmoire dclarative peuvent induire un changement associ de la mmoire
procdurale. |
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LÕidentification de la mmoire
implique permet permet de mieux situer si la rfrence est celle de
lÕinconscient psychodynamique (refoulement, conflit) ou de lÕinconscient
pr-objectal et pr-symbolique.
Le choix des attitudes thrapeutiques, prenant en compte dans le
seconde cas les mcanismes de dfense primaires (vitement, test voire rejet
du lien) lis lÕinscurit et au traumatisme en dcoule. |
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La psychanalyse peut apporter la
biologie un cadre gnral dÕarticulation de diffrents registres :
dveloppement, mmoires, motivation, crises, interactions subjectives = une
apprhension de la complexit de la subjectivit humaine dans sa ralit. |
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La biologie peut aider la psychanalyse
au niveau de la connaissance des mcanismes, et des circuits dÕinteraction ;
elle ouvre la possibilit dÕun abord exprimental de certains aspects
particuliers. |
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La psychosomatique remet dfinitivement
en question le clivage corps-esprit, dmontre lÕaspect longitudinal de
nombreux troubles, pose la questions de lÕarticulation des interventions dans
un systme intgr complexe. |
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DÕores et dj, un certain nombre de
travaux sont en cours concernant lÕinsight, la conscience, les mcanismes de
dfense, le rve, lÕaffect, le dveloppement de lÕenfant, la motivation, les
somatisations. |
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LÕanalyse des processus de crise, de
leurs rpercussions mentales et somatiques peut ouvrir des attitudes
psychothrapiques stratgiques,
repres non pas en fonction de techniques fixes, mais du diagnostic des
diffrents niveaux dÕinscriptions psychiques, des interactions, situations prototypes, traumatismes,
conflits, etc. |
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