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Le site des recherches sur les psychothérapies psychodynamiques


La question de la preuve scientifique dans les interventions complexes, "Qu'est-ce qui fait preuve et Comment ?"

Un partenariat scientifique HAS - Fédération Française de Psychiatrie animé par Jean-Michel Thurin. Collège Recherche de la FFP, École de Psychosomatique, Inserm U 1178.

Première réunion (27/01/2015)

Cette réunion a été documentée par la première partie de l'article de Westen, Novotny et Thompson-Brenner (2004). The empirical status of empirically supported psychotherapies assumptions, findings and reporting in controled clinical trials. Psychological Bulletin, 130(4), 631-663. Une traduction en français a été mise à la disposition des participants.

Cet article a été publié en 2004, à partir de l'expérience de près de 10 ans de mise en place par l'American Psychological Association d'un programme EBM concernant les psychothérapies et 2 ans après une révision des critères des recommandations thérapeutiques par la même APA. Le programme initial a été engagé en empruntant la même méthodologie d'évaluation que celle utilisée pour évaluer l'action des psychotropes. Il a conduit à l'identification des premières "thérapies soutenues empiriquement" (ESTs). Après une présentation sous la forme de 2 contes très parlant de l'histoire de l'évaluation des psychothérapies, les auteurs présentent d'abord une revue critique très précise des hypothèses qui sous-tendent la méthodologie des essais contrôlés randomisés (ECRs) et le décalage qui s'est établi entre le champ d'application pour lequel il on été conçus et celui des interventions psychosociales réalisées dans celui de la santé mentale dans son ensemble. Cette situation a conduit à sélectionner des thérapies répondant aux critères devant être nécessairement respectés pour la validité de la méthodologie quitte à exclure les autres. L'article présente ensuite les précisions qui devraient être apportées pour que le choix soit exposé avec les limites qu'il implique et les méthodologies alternatives qui peuvent être utilisées lorsque les conditions sous-jacentes à la méthodologie ECR ne peuvent être réunies. Cet article a suscité au moins 5 articles qui en constituent la discussion et deux articles de réponse. Un an plus tard, l'American Psychological Association adoptera un nouveau document centré sur la Pratique fondée sur des données probantes qui modifie radicalement sa politique antérieure.

Enregistrement réunion 27/01/2015

Seconde réunion (10/02/2015

Cette réunion a été documentée par les Criteria for evaluating treatment Guidelines de l'American Psychological Association (2002). American Psychological Association. (2002). Criteria for evaluating treatment guidelines. American Psychologist, 57(12), 1052-1059.

Ce document a été approuvé en tant que politique de l'APA en Août 2000. Il a remplacé la politique précédente et est en partie une révision d'un document antérieur, le Modèle d'élaboration de guides: Interventions pour les troubles mentaux et les aspects psychosociaux des troubles physiques (APA, 1995), approuvé par le Conseil des représentants de l'APA en Février 1995. Une traduction en français a été mise à la disposition des participants. Ce document présente un ensemble de critères destinés à être utilisés dans l'évaluation des recommandations de traitement qui ont été promulguées par des organisations de soins de santé, des organismes gouvernementaux, des associations professionnelles ou d'autres entités. Bien que développés à l'origine pour les interventions de santé mentale, les critères présentés sont également applicables à d'autres domaines des services de santé.

Deux facteurs ont mobilisé l'action de l'American Psychological Association (APA) de créer une base politique d'évaluation des recommandations. Tout d'abord, des recommandations de qualité variable, à partir de sources à la fois publiques et privées, ont proliféré. Deuxièmement, l'intérêt et l'expertise pour les questions méthodologiques au sein de la profession de la psychologie fait qu'il est probable que l'APA peut apporter une contribution utile à l'évaluation des recommandations de traitement.

Enregistrement 2ème réunion

Troisième réunion (17 mars 2015

Cette réunion a été documentée par la nouvelle définition de la Pratique Fondée sur des Données Probantes établi par l'American Psychological Association en 2005. American Psychological Association. (2006). Evidence-based practice in psychology. APA Presidential Task Force on Evidence-Based Practice. Am Psychol, 61(4), 271-285.

Après une explication approfondie des raisons qui l'avaient conduite à s'engager dans le mouvement de pratique fondée sur la preuve, l'Association Américaine de Psychologie dresse le bilan de l'orientation prise 10 ans plus tôt. Elle décrit notamment comment elle a été conduite à se distancier de de son approche initiale en prenant la mesure des conséquences négatives que le mouvement de l'EBM peut avoir sur la politique de santé s'il échappe aux professionnels. Poursuivant la démarche entreprise en 2002 avec les Critères d'évaluation des recommandations de traitement, elle adopte en 2005 une nouvelle politique de Pratique fondée sur des données probantes en Psychologie (qui peut intéresser également d'autres acteurs de la santé mentale). À l'issue de nombreux échanges, le document est adopté en assemblée plénière. La pratique fondée sur des données probantes n'est plus une application des données de la recherche expérimentale à la pratique, mais l'intégration de la meilleure recherche disponible avec l'expertise clinique dans le contexte des caractéristiques, de la culture et des préférences du patient. Le texte se décline en trois parties.

La première concerne la recherche. Le texte insiste sur la pluralité et la complémentarité des méthodes, chacune ayant son indication préférentielle. Les essais contrôlés randomisés sont une approche parmi d'autres. Les recherches sont intégrées à partir des questions issues de l'expertise clinique, plusieurs approches conjuguent leurs effets de preuve (convergence). La seconde définit le rôle central de l'expertise clinique dont les différentes composantes sont présentées. La troisième souligne l'importance de la prise en compte des spécificités, valeurs et préférences du patient. Chaque partie est complétée par des directions futures.

Enregistrement 3ème réunion

Quatrième réunion (14 avril 2015)

Cette réunion a été documentée par l'article de Craig et al. "Developing and evaluating complex interventions: the new Medical Research Council guidance".

C'est un texte important pour au moins 2 raisons : d'une part, il est réalisé dans une perspective de santé publique ; d'autre part, il a été publié dans le BMJ et concerne le développement et l'évaluation des interventions complexes de façon générale, ce qui en reconnait l'existence et les particularités dans l'ensemble du champ médical et de ses domaines associés, comme c'est précisé dans le texte. Nous maintenons évidemment notre axe central qui est le champ de la psychiatrie et de la santé mentale et pourrons y associer nos spécificités C'est un texte assez technique et nous aurons sans doute à préciser certaines formulations, mais il constitue en même temps une formation de base à la problématique de l'évaluation et à son évolution (qui n'est plus réduite à l'évaluation des résultats, mains inclut notamment l'analyse des processus). Par ailleurs, il est issu d'un rapport qui contient des exemples sous la forme d'études de cas.

Enregistrement 4ème réunion

Cinquième réunion (26 mai 2015)

Cette réunion a été documentée par l'article de Carey et Stiles consacré aux problèmes rencontrés avec les essais comparatifs randomisés et à quelques alterntives viables. Carey, T. A., & Stiles, W. B. (2015). Some Problems with Randomized Controlled Trials and Some Viable Alternatives. Clin Psychol Psychother. .

Les essais contrôlés randomisés (ECR) sont actuellement la méthode dominante pour évaluer les traitements psychologiques. Ils sont largement considérés comme l'étalon-or, et dans le climat actuel, il est peu probable que toute psychothérapie particulière puisse être considérée comme fondée sur des preuves si elle n’a pas été soumise à au moins un, et généralement plusieurs ECRs. Malgré l'estime dans laquelle ils sont tenus, les ECRs ont de graves lacunes. Ils sont la méthodologie de choix pour répondre à certaines questions, mais ne sont pas bien adaptés pour répondre à d'autres. En particulier, ils semblent mal adaptés pour répondre aux questions connexes qui sont « Pourquoi les thérapies marchent-elles dans certaines situations et pas dans d'autres et comment les thérapies marchent en général ? ». Ironiquement, les questions auxquelles les ECRs ne peuvent pas répondre sont les questions qui ont le plus d’intérêt pour les cliniciens et le plus d'avantages pour les patients. Dans cet article, les auteurs passent en revue quelques-unes des lacunes des ECRs et suggèrent un certain nombre d'autres approches. Avec une compréhension plus nuancée des forces et des faiblesses des ECRs et une plus grande prise de conscience des autres stratégies de recherche, il devient possible de commencer à développer une compréhension plus réaliste et précise des options de traitement qui seraient les plus efficaces pour les patients particuliers avec des problèmes différents et dans des circonstances différentes.

Enregistrement 5ème réunion

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Dernière mise à jour : mercredi 23 décembre 2015
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